Soirée anti-carcérale à la Gare, encore encore.

Mercredi 8 février, à 20h, aura lieu, toujours à l’Ancienne Gare de Luméville (près de Bure) la projection du film Sur les toits, en présence du réalisateur.

Sur les toits (2014), 95mn — Nicolas Drolc

« Que s’est-il passé dans les prisons françaises entre septembre 1971 et la fin de l’année 1972 ? En réponse aux conditions inhumaines que leur fait subir l’administration pénitentiaire, les détenus déclenchent des révoltes collectives. Pour la première fois en France des prisonniers prennent le contrôle de leurs prisons, occupent les toits et communiquent leurs revendications en s’adressant à la foule. Sur 35 mutineries répertoriées, deux vont marquer l’opinion : la première à lieu à la centrale de Toul, en Meurthe-et-Moselle, au début du mois de décembre 1971 la deuxième éclate à peine un mois plus tard et 40 kilomètres plus loin, à la maison d’arrêt Charles III, en plein centre de la ville de Nancy. 40 ans plus tard ce film dépoussière cette page méconnue de l’histoire des luttes sociales. En compagnie de ceux qui ont vécu, déclenché, réprimé et défendu ces révoltes : Les mutins de la prison de Nancy, un ancien surveillant de la prison de Toul, le ténor du barreau Maître Henri Leclerc, le sociologue Daniel Defert, et l’ancien détenu, écrivain et militant Serge Livrozet. »

50 ans plus tard, on en est où ? Aujourd’hui, à travers le Plan Prison, la réponse de l’Etat est de construire une trentaine de nouvelles taules dont une expérimentale à Toul, basée sur le travail.. Cette soirée sera aussi l’occasion d’en discuter ensemble.

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Ivan a mis fin à sa grève de la faim

Reçu par mail

 

Le 23 janvier, j’ai mis fin à la grève de la faim que j’avais commencé le 22 décembre, en solidarité avec la lutte d’Alfredo Cospito contre le régime d’isolement et de torture psychologique 41 bis.
Je lui souhaite beaucoup de force en ce moment difficile et je remercie toutes celles et ceux qui m’ont soutenu pendant ces 32 jours (et, plus en général, qui me soutiennent depuis sept mois et demi).

Aujourd’hui, 25 janvier, je suis passé devant la JLD, qui a décidé de renouveler ma détention préventive, pour une durée de quatre mois encore.

Par ailleurs, voici quelques petites épisodes de répression carcérale-judiciaire.
Lundi 9 janvier, pour la deuxième fois (la première c’était le 6 décembre, comme par hasard peu après avoir été auditionné par la Juge d’instruction et aussi peu après la fin de ma précédente grève de la faim), les matons ont fait une perquisition de la cellule que je partage avec un codétenu (condamné définitivement, lui).
Dans les deux cas, ils ont trouvé deux téléphones portables, avec leurs chargeurs.
On passera en commission disciplinaire demain, le 26 janvier. C’est allé étonnement vite : d’habitude il y un délais des deux ou trois mois, entre une perquisition qui leur fait découvrir des objets interdits et la commission disciplinaire correspondante. Encore un aspect de mon « traitement spécial » (comme le courrier bloqué pendant des mois, l’impossibilité d’accéder à certaines activités, au travail ou à des formations…) ou des simples, mesquines représailles pour les deux grèves de la faim ?

De plus, il y a quelque chose qui me fait penser que la perquisition du 9 janvier pourrait avoir été faite sur demande de la Juge d’instruction (qui a forcément été informée des téléphones trouvés le 6 décembre). En effet, le lendemain, le chef des ELAC (les « gros bras » de l’AP) qui a dirigé la fouille, m’a demandé (à moi seul) de signer un document « pour l’exploitation de mon téléphone », quelque chose qu’on n’avait jamais vu, ici (et qu’ils ne m’ont pas demandé en décembre). Évidemment, j’ai refusé de signer.

Sinon, je vais bien et je reste déterminé.
Courage Alfredo !
Vive l’Anarchie !

Ivan
prison de Villepinte
25 janvier 2023

 

Pour lui écrire :
Ivan Alocco
n. 46355
M.A. de Villepinte
40, avenue Vauban
93420 – Villepinte

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A propos de la plainte de l’Est Rép. contre bureburebure.info

Nous avons été récemment informé.es qu’une plainte a été déposée par Sébastien GEORGES, rédacteur en chef de l’Est Républicain, le 2 mars 2022, à la gendarmerie de Commercy, contre des personnes inconnues (décrites comme des « anti-Bure ») qui gèrent le site internet bureburebure.info

Cette plainte a été versée au dossier de l’enquête concernant Ivan, accompagnée d’un constat d’huissier comme quoi le 23 février a été republié sur bureburebure.info le texte « C’est l’histoire d’un journaliste mal avisé ». Il s’agit de la revendication de l’incendie quelques jours auparavant, d’une voiture de l’Est Républicain à Montreuil (93), dont Ivan est accusé. Le communiqué, qu’on vous invite à relire, rappelle que l’Est Républicain est partie prenante en faveur du projet de poubelle nucléaire CIGEO (notamment à travers la couverture médiatique de l’évènement Vent de Bure en 2019).

Le rédacteur en chef dépose plainte contre les admins de bureburebure.info pour :

– « Entrave concertée avec violence et voie de fait à l’exercice de la liberté du travail

– Menace de mort matérialisée par écrit, image ou autre objet

Menace de dégradation ou détérioration dangereuse pour les personnes matérialisée par écrit, image ou objet »

Et il ajoute que « A ces jours, nous craignons pour la sécurité du personnel et des locaux de l’Est Républicain », et plus loin (on ne sait pas si c’est lui qui le dit ou lae gendarme qui l’ajoute) que « les renseignements territoriaux de Bar-le-Duc ont été avisés des faits ».

Les méthodes de répression et de mises en lien du compagnon anarchiste, et l’hallucination sécuritaire parmi les institutions qui soutiennent l’implantation de la poubelle nucléaire ne nous étonnent guère et nous rappellent que la répression, aussi alambiquée soit-elle, n’est jamais bien loin pour qui s’oppose aux projets autoritaires de l’État nucléaire. Ces exemples, comme le rendu du procès en appel de l’association de malfaiteur.ices de Bure qui approche à grand pas, ne font qu’attiser notre rage et renforcer notre détermination.

De tels communiqués revendiquant les attaques envers l’État et sa soif d’énergie nucléaire, dont aujourd’hui les plus vives contestations sont CIGEO et la relance du nucléaire, continueront d’être relayés sur bureburebure.info et sur d’autres sites.

Depuis Bure, nous envoyons toute notre solidarité au compagnon Ivan incarcéré à la prison de Villepinte, nous lui envoyons une forte accolade et saluons sa deuxième grève de la faim en solidarité avec Alfredo Cospito.

Nique la diplomatie, les médias et le nucléaire ! La solidarité c’est l’attaque !

 

Des compas de la lutte anti-CIGEO à Bure.

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Des nouvelles d’Ivan (6 janvier)

reçu par mail

 

Ivan est aujourd’hui (6 janvier) à son 16° jour de grève de la faim. Il va bien, il prend du sucre dans l’eau à la place des repas et aussi du sel le matin, ce qui lui évite une tension trop basse, avec des vertiges (la tension la plus basse qu’il a eu jusqu’à là a été de 80 et 50). Le taux de glucose dans le sang est encore ok, les toxines sont parfois un peu hautes, mais rien de préoccupant.

Pour garder ses forces, il a arrêté le sport et les promenades, ce qui fait qu’il s’ennuie énormément… du coup il lit beaucoup.

Il y a quelques jours, notre compagnon a eu une petite embrouille avec un maton qui n’a pas voulu que l’auxi qui distribue les repas lui donne des dosettes de sucre, mais après qu’Ivan a parlé avec le capitaine des matons, la situation est réglée.
Les matons et d’autres détenus continuent à lui « faire la morale » (en mode « ça ne sert à rien, pense à ta santé »), mais il est déterminé dans sa démarche, malgré sa préoccupation pour la santé et même la vie d’Alfredo.

Faisons-lui sentir toute notre solidarité !

Pour lui écrire :
Ivan Alocco
n. d’écrou: 46355
M.A. de Villepinte
40, avenue Vauban
93420 – Villepinte

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Feux (d’artifices) aux prisons de Toul et Ecrouves

Source : manif-est.info

Pour le nouvel an, on est allé.es tirer des feux d’artifices devant les centres de détention de Toul et d’Ecrouves, en solidarité avec les personnes enfermé.es.

Cette action a aussi été menée pour s’opposer symboliquement à la construction d’une 3ème prison dans le coin dans le cadre du Plan Prison actuel : une taule expérimentale basée sur le travail, pour enfermer toujours plus, et qui pourrait « ouvrir » ses portes en 2027 (enfin, si on ne s’y oppose pas..).

Que ce soit clair : on ne veut pas d’une nouvelle taule, pas plus que des anciennes. Et l’idée de faire des feux d’artifices en geste de solidarité avec les personnes enfermées ne nous satisfait absolument pas. On souhaite l’abolition du système carcéral dans son ensemble, y compris les établissements pénitentiaires pour mineur.es, centres de rétentions administratives pour migrant.es, hôpitaux psychiatriques, etc.

Parce que tous ces lieux sont l’incarnation de ce que cette société représente en terme de domination, d’exploitation et de répression : une société basée sur des rapports sociaux et économiques où l’on doit suivre les règles d’un jeu que l’on a pas décidées.

Big up à la personne qui est montée sur le toit du centre de détention de Toul en octobre dernier pour y balancer des tuiles, en protestation de ses conditions de détention.
Solidarité avec les prisonnier.es en lutte !
Force et rage aux personnes enfermées par l’Etat !
Feu aux prisons (construites et à venir) !

Quelques anarchistes


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Soirée anti-carcérale à la Gare, encore.

Mercredi 11 janvier, à 20h, à l’Ancienne Gare de Luméville (près de Bure), projection du film Le déménagement, puis discussion autour du plan de construction de nouvelles prisons en cours.

Le déménagement (54min) – Catherine Rechard

 

« En mars 2010, les détenus de la prison pour hommes de Jacques Cartier à Rennes sont transférés vers une nouvelle prison, plus moderne, à Vezin-le-coquet. Tourné en prison et interviewant majoritairement les détenus, ce film dresse un constat pour le moins clair de ce qui les attendent dans cette nouvelle prison : quelques améliorations de confort, mais surtout un isolement accru et des conditions plus dures de détention. »

A l’heure où l’Etat français prévoit la création de 15 000 places de prison d’ici 2027, il se targue d’œuvrer pour le bien-être et la dignité des détenu.e.s. La surpopulation dans les maisons d’arrêts n’a jamais été réglée par les plans successifs de constructions de nouvelles prisons en France ces 50 dernières années. A titre d’exemple, la prison de Vezin-le-coquet était déjà surpeuplée moins d’un an après sa mise en fonction, et c’est évidemment toujours le cas aujourd’hui. Ce plan permettra donc, ni plus ni moins, d’enfermer toujours plus de gens, en plus de l’extension du monde carcéral hors des murs à travers l’expansion des peines dites « alternatives ».

La prison est une abomination à détruire, pas à construire. Que l’on pense aux proches ou aux détenu.e.s, c’est l’angoisse et le mépris qui imprègnent ses murs et qui régissent la vie quotidienne d’énormément de gens. Entre parloirs toujours trop courts, thunes à débourser pour les mandats, exploitation pure et simple pour un salaire de misère à l’intérieur, séquelles à différentes échelles dues à l’enfermement (ouïe, vue, etc.). C’est aussi un business juteux pour nombre d’entreprises qui participent à leur construction ou qui opèrent ensuite à l’intérieur dans le nettoyage, la bouffe, ou les ateliers.

Mais la prison, ce n’est pas juste quatre murs sur un terrain précis. C’est l’aboutissement d’une société de contrôle généralisé, où caméras et policiers quadrillent villes et campagne. C’est la menace au dessus de chaque tête qui ne voudrait ou ne pourrait pas vivre d’après une légalité édictée selon les intérêts de la morale ambiante, de la défense des richesses et de la propriété privée. C’est l’outil d’un capitalisme effréné qui a besoin d’enfermer pour subsister. Tant qu’il y aura des prisons, il n’y aura de liberté pour personne !

Dans le but de s’y opposer, il paraît important de contrer les fausses vérités qui entourent la prison en général, mais aussi ces nouvelles prisons. Débattre, décortiquer leur fonctionnement et démonter les arguments servant de base à leur légitimité, semble fondamental pour tenter de construire des perspectives de lutte !

Alors viens en causer avec nous !

Infokiosque, clémentines et poêle à bois !

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Ivan de nouveau en grève de la faim

reçu par mail

 

L’État italien veut garder Alfredo Cospito en 41 bis, malgré sa grève de la faim qui dure depuis plus de deux mois.
La vie d’un prisonnier ne compte rien, pour ces êtres à l’esprit fade et au cœur froid. Que ce soit par la torture psychologique de l’isolement (une forme de mort sociale et intellectuelle) ou par la torture physique d’une morte lente, ce qu’ils veulent c’est l’anéantissement d’un de leurs ennemis.
Mais Alfredo n’est pas seul. Il ne le sera jamais. Son courage face à l’acharnement destructeur de la répression fait grandir notre détermination.

Je commence aujourd’hui une nouvelle grève de la faim à ses côtés.

Solidarité avec Alfredo, Anna, Juan et Toby (et Nicola De Maria, combattant des Brigades rouges qui a rejoint cette mobilisation).
Une pensée pour tou.tes les prisonnier.es anarchistes et révolutionnaires (dont Nadia Lioce, Marco Mezzasalma et Roberto Morandi, combattants des Brigades rouges détenus en 41 bis depuis des nombreuses années).

Mort à l’État, vive l’Anarchie !

Ivan
prison de Villepinte
22 décembre 2022

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Soirée anti-carcérale à la Gare le 5 décembre 2022

Note de l’ABC : On relaie pour archives, car la date est malheureusement passée.. On essayera de faire mieux la prochaine fois! –

bureburebure.info

Lundi 5 décembre, à 20h, à l’Ancienne Gare de Luméville, projection du film Enfermés vivants, docu-fiction sur la prison, puis discussion autour du plan de construction de nouvelles prisons en cours.

 

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Enfermés vivants, docu-fiction de 90 min, par Félix Gonzales-Debat

 

https://vimeo.com/71728028

Deux anciens prisonniers et un acteur sont invités dans un décor de cellule. Tous les trois vont jouer dans une fiction racontant l’histoire de deux taulards dont le quotidien est chamboulé par la venue de Jean, « l’arrivant ».

Ben (GUERRIER) et Franc ont vécu une incarcération différente mais tout aussi difficile. En plus d’interpréter leurs propres rôles dans la fiction, ils se livreront sur leur expérience d’enfermement tantôt avec spontanéité, tantôt avec recul, en allant d’anecdotes en réflexions théoriques. Jean se nourrira de cette rencontre pour renforcer son personnage fictionnel, mais également pour se forger sa propre opinion sur la prison…

 

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La projection sera suivie d’une présentation puis d’une discussion autour du plan de construction de nouvelles prisons (Plan Prison).

Sous prétexte de lutter contre la surpopulation carcérale, mais surtout dans l’objectif d’enfermer plus, l’État prévoit la construction de nouvelles prisons sur tout le territoire français, d’ici 2027. Ce nouveau « Plan Prison », aussi appelé « plan 15 000 places » qui a débuté en 2016, consiste à construire plus d’une trentaine de nouvelles taules en plus des 187 existantes (et à en agrandir certaines) : centres de détention, centres pénitentiaires, quartiers de semi-liberté, tout en expérimentant de nouvelles formes de contrôles et de réinsertion, comme les Structures d’Accompagnement vers la Sortie (SAS – par exemple à Noisy-le-Grand) et les prisons expérimentales de type InSERRE basées sur le travail et la formation (exemple de Toul).

Parce qu’on veut lutter contre la construction des prisons, et pour la destruction de tous les lieux d’enfermement, que ce soit les centres de rétention administrative pour migrant.es, les hôpitaux psychiatriques, les centres éducatifs fermés et établissements pénitentiaires pour mineurs, les commissariats, les zoos ou encore les delphinarium. Tous ces lieux sont l’incarnation de ce que cette société représente en terme de domination, d’exploitation et de répression : une société basée sur des rapports sociaux et économiques où l’on doit suivre les règles d’un jeu que l’on a pas décidées, et où toute tentative de se débrouiller autrement ou de renverser la table du jeu peut se transformer en passage dans un lieu d’enfermement.

Une prison qui ne se fait pas, ce sont autant de cellules qu’on n’aura pas à détruire.

 

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« Le vélo et le feu », brochure sur des incendies de véhicules de grandes entreprises et du corps diplomatique et sur l’arrestation d’un compagnon anarchiste

reçu par mail

Brochure à télécharger : Le velo et le feu (page par page) ; Le velo et le feu (format cahier)

Le 11 juin 2022 Ivan se faisait arrêter au petit matin par la SDAT, accusé de six incendies de véhicules. Ces incendies ont tous été revendiqués en ligne, la plupart menés en solidarité avec d’autres anarchistes dans le monde. Ce cas de répression étatique, comme beaucoup d’autres, nécessite une réponse, mais nécessite aussi qu’on y réfléchisse. Ce qui nous intéresse c’est les circonstances de son arrestation : une mise sous surveillance étroite pendant des mois, et une mise en cause fondée principalement sur une vidéo prise par l’interphone d’une clinique. Une pression, sous forme d’interrogatoires, exercée sur ses proches; et sur lui- même, avec le blocage de son courrier des mois durant. L’attitude du compagnon face à la répression nous semble aussi intéressante : il ne collabore pas avec la justice, mais affirme être anarchiste et partager tout acte allant contre l’État et le capital.


Il nous semble qu’il y a des leçons à tirer de cette affaire. Que l’État ne lésine pas sur les moyens de surveillance, mais que ces moyens là ne sont pas d’une efficacité parfaite, comme on peut le voir dans les descriptions de filatures du dossier. Qu’en plus de ça, contrairement à ce qu’on a tendance à penser, accéder aux données de téléphones ou d’ordinateurs n’est pas aussi simple pour les flics lorsqu’on prend le soin de mettre des mots de passe et/ou de crypter ces machines (ce qui n’empêche qu’il faut en avoir une utilisation raisonnable, dans le sens où l’incapacité technique pour craquer ces codes ne sera peut-être pas toujours d’actualité). Et que l’histoire de la vidéo de l’interphone, peu importe qui est la personne présente dessus, nous semble aussi particulièrement importante, car nous sommes nombreux à ne pas avoir été au courant avant cette affaire que ces interphones filment en permanence, et doivent donc être considérés comme n’importe quelle caméra de surveillance, publique ou privée, y compris les téléphones que de bons citoyens dégainent pour filmer, à la moindre petite altérité dans leurs vies monotones.


Au-delà de cela, la solidarité d’Ivan avec Alfredo Cospito, compagnon anarchiste en grève de la faim en Italie contre sa mise à l’isolement, nous semble aussi être un acte éloquent de solidarité entre anarchistes.

Nous publions ici tout d’abord les lettres d’Ivan et les nouvelles à propos de son affaire et de sa détention. Ensuite, il y aura une lettre du compagnon anarchiste Damien, qui se trouvait en juin à la taule de Draguignan et qui a été « interrogé » sur cette affaire. Suivent les revendications des incendies dont Ivan est accusé et celles des actions qui ont été faites en solidarité avec lui. Vous trouverez aussi le résumé d’un premier survol du dossier d’enquête. Pour finir, nous publions comme contribution au débat un ancien texte sur ce que devrait être la solidarité révolutionnaire.

Sur le contenu de la brochure, vous ne trouverez pas ici des longues listes d’incendies de voitures, dont on ne connaît pas les mobiles. Des mobiles qui pourraient être aussi bien réformistes, confus ou, pourquoi pas carrément autoritaires. Nous pensons qu’il y a une différence substantielle, qualitative, entre le simple « désordre » et la violence émancipatrice, révolutionnaire. Par conséquent, nous ne voulons pas faire de la récupération politique d’actions faites pour des raisons dont nous ignorons si elles sont compatibles avec les nôtres : la lutte contre toute autorité. Nous ne voulons pas non plus noyer le poisson de la lutte antiautoritaire dans le marécage d’une « conflictualité sociale », prétendument diffuse, qui n’en est pas toujours une, mais qui est parfois construite à posteriori par un travail d’interprétation clairement orienté.


La solidarité c’est l’attaque !


Des anarchistes,
début décembre 2022
leveloetlefeu@riseup.net

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Ivan a mis fin à sa grève de la faim

Ivan, incarcéré à la prison de Villepinte, nous fait savoir qu’il a mis fin à sa grève de la faim. Aujourd’hui, 1er décembre, il a recommencé à s’alimenter, après 35 jours de grève en solidarité avec la lutte d’Alfredo Cospito. Il va bien et il envoie une forte accolade solidaire à Alfredo, Juan, Anna et Toby, ainsi qu’à tout le monde dehors.

Jeudi 24 novembre, lors de son audition devant la Juge d’instruction, Ivan a fait une courte déclaration et ensuite il a dit qu’il n’avait rien à déclarer en réponse aux questions de la juge. Sa déclaration, à ce qu’on en sait, à été plus ou moins celle-ci : « Je suis anarchiste. Je partage tout acte qui va contre l’État et le capital et vers l’émancipation sociale et individuelle, y compris les actes de dégradation dont je suis accusé dans la présente procédure. Je suis actuellement en grève e la faim en solidarité avec Alfredo Cospito, compagnon emprisonné en Italie, en isolement, dans le régime appelé 41 bis ». Il s’est ensuite plaint des blocages répétés de son courrier, qui l’isolent encore plus. Entretemps, il a reçu du courrier.

Le Juge d’instruction a utilisé sa déclaration, avec d’autre choses, pour justifier son avis défavorable à la DML, disant que le compagnon « ne remet pas en question ses actes et son idéologie ».

Pour contribuer au soutien financière de notre compagnon (mandats et dépenses légales) vous pouvez envoyer de l’argent à :

Associazione culturale Rebeldies, Cuneo (Italie)

motif du virement : « pour Ivan »

comte n. 78106085

IBAN : IT51 Q076 0110 2000 0007 8106 085

BIC/SWIFT: BPPIITRRXXX

 

La solidarité c’est l’attaque !

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